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Pop into the Transit[e] zone’

Equations urbaines spéculatives sur le phénomène de la ville contemporaine.

[ DIS (play) 01] : ‘ REALMS\ REAL+DREAMS

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L’architecture contemporaine se base de plus en plus sur la dialectique entre la présence et l’absence, entre le visible et l’invisible. Les médias télématiques ont détruit l’équation et l’unité qui existait entre ce qui est présent et visible et ce qui n’est pas présent et invisible. Ils ont remplacé la définition statique du visible par une définition dynamique du visuel, en introduisant des zones différenciées du visuel. L’œil électronique amène à une destruction de l’ontologie classique du visuel et de la conception anthropomorphe.

Le nouvel espace électronique et immatériel n’opère plus avec les constantes de l’espace réel, mais avec les signes de l’espace séparant message et transmetteur, corps et signe et espace et signe. Les données, les systèmes dynamiques, les signes immatériels …remplacent le discours classique de l’architecture basé sur le lieu, l’espace, le corps, la matière, la masse, la gravité …

La dislocation n’incorpore pas uniquement celle de l’espace réel mais plus encore celle de la réalité des signes en relation avec la réalité sensuelle, 

" la réalité est de plus en plus déterminée par des médias et des simulations, l’apparence devient ainsi plus importante que le sens, le visible plus important que ce qui est. Ce que l’on voit devient, suite a ces médias, radicalement ambigu. " Peter Eisenmann 

 

[ DIS (play) 01] : ‘ REALMS\ REAL+DREAMS

 

La fusion forme – information transforme la matière en substance médiatisée qui n’est plus exclusivement définie dans sa relation masse – énergie, mais dans sa potentialité communicative. La distinction entre l’expérimentable et le concret, entre le possible et le véritable, ne dépend plus que de la densité d’information compilée – de la ‘computation’. La perception du réel s’est réduite ainsi au simple degré de probabilité du système différencié du virtuel – le réel est devenu relatif.

En condensant l’information, d’une instruction simple en données complexes, les nouvelles technologies créent sans cesse des possibilités transmissible, devenant de plus en plus ‘virtuelles’.

Le chevauchement du monde concret et des mondes possibles, fusionne en un environnement extrapolé, nous projetant dans des virtualités plus réelles que la virtualité de la réalité.

Le référant social et spatial ‘ville’ est de plus en plus confronté à des matrices urbaines alternatives, transformant l’expérience urbaine en fictions compilées. L’urbanisme est devenu un champ d’expérimentation dans la gestion et la compatibilité de l’information et des possibilités, interrogeant notre capacité d’intégrer dans des zones et des structures humaines enrichissantes la condition des virtualités transmissibles.

 

[ DIS (play) 02 ] : INTER[TEXT]UEL ENVIROMENTS

 

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L’opposition entre l’espace réel et l’espace virtuel est devenu un modèle inefficace pour décrire la condition environnementale. La structure urbaine se transforme sous la pression des nouvelles technologies de l’information et de la communication ; en superposant leur propre géographie, ils détruisent la hiérarchie urbaine existante. La déterritorialisation de l’espace et la dématérialisation des signes efface le primat de l’espace local dans sa signification économique, politique, sociale et culturelle. La structure locale (la ville) se dissout ainsi en un environnement global (l’hyperurbain). C’est la condition glo-cale d’une hyperinfrastructure générant et générée par des flux matériels et immatériels.

Par conséquences les flux d’information, les champs électromagnétiques…. influencent de plus en plus la matrice urbaine, déterminant notre compréhension et pratique de l’espace collective. Les strates quadri-dimensionnelles (x-y-z et t), représentant les significations traditionnelles – la con[text]ure, sont constamment exposées aux champs fluctuants de l’information- l’hyper[text]ure. A coté d’un temps linéaire et un espace géographique, ils introduisent le temps de l'entropie et l’espace topologique en transformant la ville en une matrice à n_dimension.

La ville comme territoire irrigué rassemble des espaces dynamiques et des temps simultanés, des environnements alternatifs mais expérimentables en une nouvelle sémantique globale, dans laquelle les technologies sont devenues des interfaces indispensables dans la création de l’urbain.

 

[ DIS (play) 03 ] : ATTRACTORS - PLATES

 

La modernité est marquée par la fragmentation successive de l’espace urbain, le ‘sprawl’, la périphérie… sont qu’un phénomène de cette transformation. L’implication des technologies, comme la voiture, le train, la télévision…, dans la formation de l’urbain ont transformé le modèle urbain d’une entité spatiale homogène en une entité temporelle hétérogène. Avec l’évolution des nouvelles technologies de la communication et de l’information, on assiste à une implosion de l’espace en faveur du temps. La déterritorialisation de l’urbain change la vision de la ville comme entité spatiale en une vision de plus en plus déterminée par des facteurs temporels, de connexion et d’accessibilité. L’urbain s’est transformé en une conception de systèmes relationnels, générés par l’information et la communication. La densité urbaine, la congestion, se traduit ainsi en un dispositif médiatique plutôt que spatial. Cette mutation du facteur quantitatif de l’espace en un facteur qualitatif de la communication transforme l’urbain en lui superposant des nouveaux modèles, réduits à l’échelle du bit.second. Par conséquent la ville est devenue un commutateur prenant la forme d’une concentration de réseaux et d’équipements. Cette ‘géographie flottante’ renforce la concentration de pôle d’attractivité ayant une influence étendue – un territoire digital, et fragmente l’espace local, la ville, en plaques urbaines autonomes mais connectées. Ils deviennent les fragments interdépendants d’une hypertexture, des satellites aux échelles multiples, absorbant tous de ce qu’il y a de plus urbain (de la ville à l’aéroport). L’espace, devenu une variable fluide, crée de nouvelles matrices de communication, dans lesquelles l’activité et l’information fusionnent en une situation interactive, constamment ouverte à la fluctuation environnementale.

L’inhérente instabilité des flux d’information illustre la fluidité de l’espace et du temps et est à la base même de la crise de l’urbain comme modèle spatial. La description de la condition urbaine comme un champ relationnel est la conséquence immédiate d’une pensée formelle, qui conçoit l’espace comme une matrice interactive, un médium de l’information et de la communication. La création de l’image et de l’événement – la diversification de l’espace, et la densification et l’expansion à l’infini de l’information et de réseaux de communication – l’intensification de l’espace sont les facteurs de renouvellement de l’expérience urbaine.

Dans ce cas l’urbanisme est devenu un catalyseur de potentialité, une vision positiviste d’une modernité radicale, un ‘générique’ de l’information et de la communication - il est devenu un hyper-design.

 

[ DIS (play) 04 ]: MEDIATED MEDIUM

 

La confrontation de l’espace géométrique et du temps linéaire de la matrice matérielle (la ville), avec l’espace topologique et le temps de l’entropie de l’information, donne à l’urbain la forme d’une matrice spatio-temporelle à n-dimensions. Un ‘médium‘ dans lequel les différentes entités programmatiques sont immergées dans un système médiatique continu – le réseau. L’accès direct à l’information reconfigure le concept de proximité en une question de proximité temporelle, l’instantané. Le temps devient le facteur déterminant d’une condition d’urbanité’. L’espace, la proximité, est devenue un paramètre transmissible, une variable du temps. C’est la transformation de l’urbain en un système d’extrapolation immédiat et instantané, un espace liquide intégrant chacun dans son propre processus. La ville est devenue une matrice instable de multitemporalités et de multispatialités, ouverte à la fluctuation interne et environnementale de l’information.

Les nouvelles technologies nous confrontent à la séparation du concept de ‘ville’ de celui de l’urbain’. La séparation des ces deux notions redéfinit l’espace collectif en une condition d’accessibilité et de connectivité. L’espace public est devenu un paramètre de ‘transmissibilité’. La ville comme champ relationnel va être là où les hommes sont connectés, créant des potentiels dans un système dense de réseaux superposés. Les nouvelles technologies nous transposent dans une zone intermédiaire, une zone de transite permanent, nous permettant d’être là et potentiellement partout dans un temps que l’on peut enregistrer et stocker, un présent figé. Nous sommes dans un état ‘nomadic’ jouant avec le temps et l’espace en glissant d’une ambiance- virtualité à l’autre.