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Les
images choisies par les utilisateurs des deux
espaces, parmi les 96 proposées par la vidéo
et par les biais des interfaces,
vont se superposer pour constituer, au fil du
temps de la présentation de l'installation,
une colonne verticale en perpétuel mouvement
dans la représentation sous-marine d'un espace
de la mémoire.
Cette représentation donne à voir un espace
composé par le temps, celui d'une mémoire collective,
à travers les instantanés des différentes villes
rassemblés dans un même espace. Le public des
deux espaces
sera réuni "virtuellement" par leurs choix d'images
qui viendront se superposer
à la même colonne de temps, partageant les eaux
d'une même mémoire.
"Méditerranée
virtuelle 1.0", à l'origine de [V-Med 2.0]
et présenté à Palerme en février dernier, proposait
une nouvelle vision de la Méditerranée, une
approche non géographique basée sur une métaphore
selon laquelle Internet serait une mer
de mémoire et d'information.
Cette métaphore n'est pas nouvelle, dès les
débuts d'Internet comme nouveau média, le potentiel
était si gigantesque et ses applications si
diverses que son exploration est devenue la
"navigation", les logiciels des "navigateurs",
son utilisation occasionnelle le "surf". Cette
terminologie engage notre propre corps
et suggère un espace liquide,
celui du flux de l'information.
[V-Med 2.0] conserve cette métaphore et l'accentue.
Palerme et Helsinki, deux
ports, deviennent les rives d'une même mer
dans une géographie
recomposée qui suggère de nouvelles
cartographies.
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