La stratification


[V-Med 2.0] met en scène une représentation verticale de la mémoire et du processus de mémorisation. Cette représentation s'apparente à une stratification de la mémoire, que ni la géologie, ni l'archéologie, ni même l'histoire ou la géographie ne pourraient contredire.

Cette sédimentation, faite de couches successives, fait de la mémoire une superposition de traces prises au temps présent qui témoignent du passé tout en orientant ce présent. Ce mouvement cyclique entre le présent et le passé se perpétue sans cesse dans l'histoire aussi le passé et l'histoire sont-ils autant de façons de lire le présent. Reste l'expérience du vivant, l'interaction avec le présent qui détermine un autre temps, l'avenir.

Internet est comme une strate supplémentaire qui loin de se substituer au réel lui ajoute néanmoins une nouvelle dimension, hybride.

Dans
[V-Med 2.0], le cycle du temps est représenté par la projection vidéo des quatre villes et l'utilisateur peut à tout moment figer ce temps et mémoriser l'instantané dans la mer de mémoire composée par cette colonne de strates en mouvement.

La stratification est alors la trace de la mémoire collective, celle de tous les visiteurs, de Palerme et de Helsinki. Cette colonne poursuivra son ascension dans les prochaines villes que visitera [V-Med], témoin alors des publics passés.



Les images choisies par les utilisateurs viennent s'ajouter à la colonne formée par les les images choisies précédemment.