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Une des deux
projections présente une vidéo interactive, dans laquelle les
24 heures d'une journée sont compressées en quelques minutes, qui
défile dans quatre villes distinctes : New York, Paris, Palerme et Helsinki.
Cette vidéo, qui traduit le cycle ininterrompu du temps qui passe, est
le "réservoir à images" qui alimente la mer
de mémoire. Une série de 96 séquences vidéo
de 6s représente chacune une des heures de la journée dans ces quatre
villes, 6
secondes pour 60 minutes, 2 minutes 24 pour 24 heures, soit une compression
temporelle de 1 pour 600.
L'interface en haut de l'image montre l'horloge accélérée
des quatre villes, en comprenant les décalages horaires, et deux "jauges"qui
voient défiler séparément le cycle de la journée et
le temps de chaque heure. Ces séquences traduisent les différentes
ambiances,
visuelles et sonores,
au cours de la journée de chacune des villes. Toutes les vidéos
ont été tournées cette année.. C'est un temps différé
mais contemporain, sans représenter l'actualité du temps de la webcam.
La
taille de la projection à l'échelle du visiteur/interacteur
et les angles choisis pour le tournage font de cette vidéo un espace à
part entière qui l'immergent totalement dans chacune des villes. Il
ne regarde pas une image, il est dans l'image.
Le
visiteur interagit avec la vidéo: il peut à tout moment, d'une
simple impulsion du pied, passer
d'une ville à l'autre, accumulant les décalages horaires sans en
sentir les effets et compresser les sept heures de décalage
de Helsinki en New-York dans cette même impulsion. Ce temps accéléré
cyclique devient le matériau de la construction
d'une mémoire.
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